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"JEAN DUBUFFET, RÉTROSPECTIVE"

"JEAN DUBUFFET, RÉTROSPECTIVE"

27.11.2021 Exposition Fondation Pierre Gianadda, Martigny, du 3 décembre 2021 jusqu'au 6 juin 2022 - En partenariat avec le Musée national d'art moderne-CentrePompidou-Paris


Image: Jean Dubuffet, 1960 - Foto: Paolo Monti. Available in the BEIC digital library and uploaded in partnership with BEIC Foundation. The image comes from the Fondo Paolo Monti, owned by BEIC and located in the Civico Archivio Fotografico of Milan - Lizenz: https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.de - Datei: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Paolo_Monti_-_Servizio_fotografico_-_BEIC_6346815.jpg?uselang=de 

La Fondation Pierre Gianadda présente une sélection exceptionnelle d’œuvres majeures de Jean Dubuffet (1901-1985), notamment conservées dans les collections du Musée national d’art moderne-Centre Pompidou, à Paris. Pour rendre compte de tous les aspects de la création de ce grand défenseur de l’art brut qu’était Jean Dubuffet, l’exposition s’articule selon un parcours chronologique autour de temps forts faisant alterner chefs-d’œuvre de sa peinture et ensembles majeurs de ses travaux sur papier, dessins et gouaches.

Artiste prolifique, peintre réfractaire aux conventions, tant sociales que picturales, Jean Dubuffet érige a le non-savoir en principe pour créer une œuvre singulière, rythmée par des séries successives, dont les plus significatives sont exposées dans cette rétrospective.

Les "premiers travaux" que Dubuffet répertorie comme tels, ceux réalisés à partir de 1942, témoignent de l’intérêt du peintre pour les dessins d’enfant, les graffitis et l’art brut, terme qu’il forge à partir de 1945 pour désigner les productions artistiques de personnes évoluant hors de tout contexte culturel. Il les étudiera et les collectionnera assidûment, cherchant lui-même à atteindre ce déconditionnement, afin de changer la perspective proposée, le regard porté sur les choses, sur le monde. C’est aussi à travers des écrits fondateurs qu’il exposera ses "positions anticulturelles", parallèlement à sa carrière de peintre, préférant à la fréquentation des artistes celle des écrivains. Le portrait de l’un d’entre eux, "Dhôtel nuancé d’abricot", 1947, est emblématique de ce renoncement à tout ordre esthétique: frontalité, maladresse du dessin, liberté de la couleur et recours à des matériaux inusités le caractérisent. Lasérie des "Corps de Dames", dont l’éblouissant "Métafizyx", 1950 permettra à l’artiste de franchir un pas supplémentaire dans la mise en péril de la figure au profit de la peinture, devenue sujet de l’œuvre.

Toujours enquête d’inventions picturales, Dubuffet s’éloigne dans les années 1950 de la figure pour approfondir ses recherches sur la matière. Les œuvres se présentent alors, telle la "Texturologie" Sérénité profuse, 1957, en visions rapprochées du sol,compris comme un tissu continu et vibrant. Ces "Célébrations du sol", paysages de cailloux, de terre, de sable, explorent les turbulences telluriques et se prolongent dans la série des "Matériologies", telle la majestueuse Messe de Terre, 1959-1960, simulant la substance de terrains accidentés.

"Les Phénomènes", ensemble majeur de lithographies réalisées entre 1958 et 1962 seront tout à la fois l’apothéose et l’aboutissement de ces recherches. L’audace formelle de Dubuffet le conduit alors à faire renaître la figure, au début des années 1960, avec une nouvelle série, "Paris Circus", illustrée par la joyeuse Rue passagère, 1961, qui exprime le grouillement bariolé de la ville retrouvée. Mais rapidement, les alvéoles colorées et tremblotantes se précisent, comme dans La Gigue irlandaise, 1961, pour inaugurer un vaste cycle, "L’Hourloupe", marquant la mise en place d’un nouveau langage, fait de cellules tantôt pleines, tantôt hachurées, au spectre coloré restreint (noir, blanc, rouge, bleu). Des œuvres emblématiques de cette série, tels l’imposante Houle du virtuel, 1963, ou Le Train de pendules, 1965, illustrent ce langage pictural inédit. "L’Hourloupe" occupera Dubuffet pendant douze ans, de 1962 à 1974: ce vocabulaire s’appliquera tant aux travaux en deux dimensions qu’à l’exploration du volume, comme dans cette étonnante sculpture Figure votive, 1969, et de l’architecture, jusqu’ à l’élaboration d’un spectacle d’un genre nouveau, Coucou Bazar. Trois éléments parmi les praticables et personnages voués à s’animer lentement tout au long de ce spectacle, Site agité, 1973, Papa gymnastique, et Le Veilleur, 1972, donnent par leur présence singulière une idée de cette entreprise sans équivalent. Plusieurs séries majeures viennent encore jalonner le parcours de l’artiste, tels les "Psycho-sites" ou les "Mires", avec en particulier l’exceptionnel Cours des choses, 1983, à la gestuelle vigoureuse, réinventant chaque fois une lecture du monde qui remet en question la perception, jusqu’à l’ultime série des "Non-lieux", venant clore une œuvre radicale, parmi les plus audacieuses de l’histoire de l’art du XXe siècle.

Commissariat:

Sophie Duplaix, conservatrice en chef des Collections contemporaines au Musée national d'art moderne, Centre Pompidou

Catalogue:

Il réunit, sous la préface de Léonard Gianadda et celle de Serge Lasvignes, président du Centre Pompidou, le texte de Sophie Duplaix, commissaire, un corpus des œuvres incluant des extraits d’archives sur Jean Dubuffet, une biographie illustrée d’images d’archives ainsi que la liste des œuvres exposées. Prix: CHF39; €35,50

fg

Contact / Kontakt:

https://www.gianadda.ch/210_expositions/jean-dubuffet-2021/

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